BABOU Igor

COORDONNÉES PROFESSIONNELLES
Université de La Réunion
15, avenue René Cassin – BP7151
97715 Saint-Denis Messag.

Tél : 02 62 93 85 72
Fax : 02 62 93 85 73
Courriel : igor(.)babou(AT)univ-reunion(.)fr
Site Internet: http://igorbabou.fr

 

Je suis professeur en Sciences de l’information et de la communication à l’Université de La Réunion depuis 2011.

Je travaille sur les relations entre nature, savoirs et sociétés, sur la patrimonialisation de l’environnement, sur les discours à propos de sciences, ainsi que sur la communication dans les institutions du savoir et de la culture. Au plan théorique, je me situe à l’articulation du champ de l’ethnologie et de la sémiotique des discours.

Soy Profesor Titular en la universidad de La Réunion (Francia). Mis temas de investigación son las relaciones entre ciencias, medio ambiente y sociedad. Me interesan también los procesos de patrimonialización de la naturaleza, la divulgación en los medios de comunicación (televisión, prensa, museos) y las practicas y los modelos de comunicación en las instituciones del conocimiento (museos, bibliotecas, centros de investigación, etc.).

I’m full Professor in Reunion University (France). My recent works deals with society and environment (natural parks, man-nature relationship, heritagization), and I’ve been working for a long time (and I’m still working) in the science studies field, and science communication field (popularization, science museums, libraries).

***

Thèmes de recherche :

Cadre général : mes travaux s’inscrivent dans une évolution qui les a successivement rapprochés de l’analyse sémiotique des discours médiatiques (notamment à l’aide de méthodes comparatives portant sur les musées et CCSTI et sur la télévision), puis du domaine « STS » (« Sciences, Technologies et Société »), avec une prédilection pour l’étude de la vulgarisation scientifique, de la communication dans les institutions scientifiques et les organisations liées au savoir (bibliothèques, laboratoires de recherche, banques d’images), et enfin de la socio-anthropologie des processus de patrimonialisation de l’environnement et des relations entre société et nature.

Les relations entre les sociétés et leur environnement naturel et matériel sont abordées en analysant les savoirs mobilisés et en confrontation, la spatialité des interactions sociales, les dynamiques participatives, la mise en politique de l’environnement, ainsi que les représentations sociales et leur ancrage dans des pratiques. L’analyse des discours des acteurs (institutionnels, associatifs, alternatifs ou individuels) est également un aspect important dans mon travail : dans les situations de controverse environnementale ou de patrimonialisation, des textes, des documents, des images circulent et les médias sont des enjeux de lutte et de coordination pour les acteurs. L’analyse sociologique ne peut donc pas se passer de l’analyse sémiotique des discours.

Au plan empirique : je me focalise sur les parcs inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco car ces territoires permettent d’observer des changements sociaux et environnementaux en lien avec les processus de patrimonialisation, et d’interroger les articulations d’échelles allant du local à l’international, ainsi que les prétentions des acteurs à l’universel (avec la démonstration scientifique de la « valeur universelle exceptionnelle » d’un bien dans le cadre de son inscription sur la liste du patrimoine mondial). Les parcs naturels constituent des territoires où s’investissent fortement des scientifiques (biologie de la conservation, écologie, géologie, etc.) et où leurs actions les amènent à se confronter à des populations locales, porteuses de savoirs ancrés dans leur lieu de vie et d’usages culturels du territoire. Les confrontations de savoir peuvent alors se développer dans les pratiques de patrimonialisation, dans l’élaboration et l’application de principes de gouvernance, mais aussi dans le débat public médiatique.

Dans ces contextes, j’étudie les processus de patrimonialisation en mobilisant deux niveaux d’investigation empirique :

  • Le niveau des politiques publiques
  • Le niveau des pratiques sociales et de leur signification pour les acteurs sociaux

Je m’appuie sur l’analyse du débat public à propos d’environnement, sur celle des pratiques professionnelles locales et internationales de scientifiques mobilisés dans les processus patrimoniaux, des personnels administratifs et des médiateurs de terrain des institutions patrimoniales, des personnels de l’ONF, ou encore des habitants. J’étudie en particulier les dispositifs participatifs dans le contexte des chartes de territoires et des plans de gestion des parcs naturels. J’analyse alors la confrontation des savoirs académiques avec les savoirs locaux (tout en posant un regard critique sur cette distinction), les représentations sociales de l’environnement, les pratiques d’éco-tourisme, les savoirs des habitants, les enjeux identitaires et culturels de la patrimonialisation, etc. Cette analyse passe par la description des jeux d’acteurs, par celle des conflits et des collaborations dans les contextes de patrimonialisation, et par la description des ressources matérielles, culturelles et discursives mobilisées dans l’action par les individus et par les groupes. Il s’agit de décrire la diversité et l’articulation des médiations, symboliques, sociales et matérielles, qui construisent les relations entre nature et culture.

Inspirations théoriques

Au plan théorique, je me situe situe à l’articulation du champ de l’ethnologie et de la sémiotique des discours. Depuis ma thèse, mes recherches se caractérisent par leur inspiration pragmatiste, qui puise aux sources du pragmatisme philosophique des origines (Peirce) jusqu’à la sociologie pragmatique contemporaine (Chateauraynaud, Cefaï, etc.). En ce qui concerne la socio-anthropologie de la nature, j’apprécie particulièrement les travaux de Tim Ingold, Eduardo Viveiros de Castro, Philippe Descola, etc. L’anthropologie politique de Pierre Clastres me nourrit également fortement. Pour l’analyse et la sémiotique des discours, je reste fondamentalement foucaldien : « L’archéologie des savoirs » est un de mes livres de chevet, et « La Sémiosis sociale » d’Eliséo Véron est son prolongement naturel. De ma discipline, je retiens des auteurs comme Yves Jeanneret, Emmanuel Souchier, Joëlle Le Marec, Eliséo Véron, et Jurgen Habermas, parce qu’ils ont placé haut les exigences épistémologiques et parce qu’ils n’ont pas cédé aux sirènes médiacentristes.

Mes recherches ont une dimension à la fois critique, réflexive, et sensible. Critique, car la recherche scientifique ne saurait se réduire à une description technicienne du monde tel qu’il est : l’université peut et doit avoir des objectifs d’émancipation et de critique sociale, sans quoi elle trahit ses missions, son histoire et ses valeurs. Réflexive, car tout chercheur participe de la situation qu’il observe, et de la société dans laquelle il vit et où il diffuse ses travaux. La réflexivité, tout comme l’exigence critique, s’étend du plan individuel jusqu’à un niveau disciplinaire, à l’enseignement et dans le fonctionnement institutionnel : aucune position d’extériorité ou de surplomb ne nous est possible. Sensible, car nous mobilisons nos sens pour analyser et agir dans chaque situation de recherche où nous nous investissons. Loin du fantasme positiviste de l' »objectivité », le corps et la perception du chercheur restent ses instruments de mesure.

 

Mots-clés : socio-anthropologie de l’environnement, patrimoine naturel, relations nature-culture, pratiques et savoirs sociaux, représentations, critique, enquête, réflexivité, communication, sémiotique générale, sémiotique de l’image et des médias, analyse de discours, communication dans les organisations, études de sciences, connaissance, rationalité.

Parcours académique : En détachement dans le supérieur de 1995 à 2000 à l’ENS de Fontenay/Saint-Cloud, alors que je préparais ma thèse, j’ai ensuite été recruté comme maître de conférences à l’ENS de Fontenay/Saint-Cloud lors de sa délocalisation à Lyon en 2000. J’ai enseigné à l’ENS Lettres et Sciences humaines de Lyon où j’étais membre de l’équipe de recherche « Communication, Culture et Société » (JE 2419), que Joëlle Le Marec et moi-même avons créée en tant que laboratoire en 2002. Dans le cadre de ce laboratoire, nous avons ensuite contribué à créer en 2010 le Centre Norbert Elias (UMR 8562) avec le Shadyc (EHESS Marseille), le laboratoire « Culture et communication » de l’Université d’Avignon. Recruté comme professeur à l’Université de La Réunion en 2011, je reste membre correspondant du Centre Norbert Elias.

Depuis 2015, je suis chercheur associé au Laboratoire d’Eco-anthropologie et ethnobiologie du CNRS (UMR 7206), dans l’équipe « Anthropologie et politiques de la nature ».

Ce qui relie toutes mes recherches – même si j’en assume la diversité – c’est d’une part le thème de la connaissance et des représentations, qu’il s’agisse de la rationalité scientifique ou des savoirs ordinaires. Sans négliger les contenus qui les caractérisent, ou les normes et légitimités qui les ancrent dans des champs de pratiques, je propose d’appréhender les phénomènes de connaissance et les représentations comme des ensembles de médiations – sémiotiques, sociales, organisationnelles et techniques – qui construisent des distances et des relations matérielles ou symboliques : distance entre l’homme et la nature, dans le cas de processus de patrimonialisation inscrit dans la topographie d’un territoire, mais aussi distance, au sein des organisations, entre les pôles structurels d’une topographie symbolique et organisationnelle postulée par les acteurs (par exemple, « la communication » supposée située entre « la science » et le « grand public »). L’étude des médiations qui construisent ces distances repose sur l’analyse de l’articulation entre des normes en confrontation au sein de champs de pratique, et les légitimités et valeurs des acteurs qui les portent, qui en héritent, qui en débattent ou qui les dénoncent. Ces analyses sont sous-tendues par un cadre ethno-sémiotique également attentif aux formes socialement inscrites de la communication (les médias, la mobilisation de documents et d’objets par les acteurs) et aux formes non inscrites des pratiques sociales qui n’apparaissent que dans l’enquête ethnographique. Une conception anthropologique de la dimension symbolique des pratiques, des espaces sociaux (y compris le terrain lui-même comme espace social), des savoirs et des engagements, effacements ou déplacements des acteurs (Sperber, Certeau, Mauss, Passeron, Strauss & Glaser, Winkin) s’articule à une conception sémiotique de la signification vue comme un processus impliquant des normes, des relations, et des potentialités (Peirce). L’analyse des discours et des pratiques est menée à partir du recueil d’ensembles hétérogènes qui maintiennent des articulations entre des situations observées, la parole exprimée ou échangée, les objets et documents donnés ou sollicités, et les communications vécues dans l’enquête.

Ces recherches visent d’autre part à comprendre l’articulation entre les processus du changement et de la reproduction sociale. Dès ma thèse, dans le contexte de l’analyse de discours, j’ai articulé l’étude de l’inscription des formes médiatiques dans une matrice culturelle induisant des régularités historiques dans la production des thèmes et des figures du discours, à celle de la confrontation de légitimités d’acteurs qui permettait de comprendre l’évolution des modes énonciatifs de ces mêmes discours. C’est dans cette tension entre structuration et évolutions que j’ai pu élaborer une compréhension de la nature symbolique des discours sociaux. Plus récemment, j’ai entrepris l’étude par triangulation de trois grands champs constitutifs du changement et de la reproduction sociale : le travail (en particulier l’écotourisme), les savoirs (scientifiques ou non) et l’espace public (débat politique à propos d’environnement ou de thèmes scientifiques et socio-techniques). Il s’agit de décrire des circulations, des transformations et des appropriations, en relation avec des régularités. Les représentations sociales de la nature chez les acteurs sont aussi l’objet d’une forte attention. Un des enjeux important est de tenir compte également des dynamiques de la nature (par exemple, dans le cas du terrain argentin, en intégrant les déplacements et les interactions d’espèces animales à la description sociologique). Je cherche en parallèle à étudier certains effets de structure ou de résistance de la matérialité (en particulier avec la dimension topographique du territoire). L’enjeu est de comprendre, de manière située, la manière dont ces dynamiques évolutives et ces effets de structure interviennent dans les logiques sociales, et conduisent les sociétés humaines à s’y ajuster, à composer avec, ou à intervenir dessus pour les modifier. L’idée est ici clairement d’analyser certaines continuités entre nature et culture, dans le cadre de la « modernité », sans pour autant confondre ces deux termes ni sombrer dans un déterminisme biologique.

Cette démarche comporte une dimension explicitement critique qui consiste à ne pas considérer comme allant de soi les formes de rationalité et les grands partages tels que les a privilégiés la « modernité ». Cette critique de la rationalité est la condition réflexive à partir de laquelle élaborer une position d’analyse des relations entre sciences, société et nature. Une autre condition de cette réflexivité, est l’intérêt de plus en plus fort que je développe, dans le cadre de recherches menées en collectif, pour l’épistémologie de l’enquête, qui entre en cohérence et prolonge le travail que j’ai déjà mené sur la phénoménologie et la pragmatique de Ch. S. Peirce, ainsi que sur l’analyse de discours depuis ma thèse. Évidemment, cette attention critique aux savoirs, y compris aux formes d’organisation et de planification des savoirs académiques, ne peut pas rester insensible aux recompositions en cours au sein des institutions universitaires, de la recherche, de la culture ou du patrimoine. Aucune position surplombante ou d’extériorité n’est permise à qui s’engage dans ce type de recherche et d’appréhension de la réflexivité.

Creative Commons License

 

Ces textes sont mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons 2.0 France.

 

 

  • Paternité. Vous devez citer le nom de l’auteur original de la manière indiquée par l’auteur de l’œuvre ou le titulaire des droits qui vous confère cette autorisation (mais pas d’une manière qui suggérerait qu’ils vous soutiennent ou approuvent votre utilisation de l’œuvre).
  • Pas d’utilisation commerciale. Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales.
  • Pas de modification. Vous n’avez pas le droit de modifier, de transformer ou d’adapter cette création (en dehors des nécessités de la citation)

HDR et Thèse

  • 2010 : Babou, Igor, Rationalité & nature. Une approche communicationnelle, Habilitation à Diriger des Recherches en sciences de l’information et de la communication (soutenue le 10 février 2010), Paris : Université Paris 7. Jury : Beaudouin Jurdant (tuteur d’HDR), Yves Jeanneret, Jean-Marc Lévy-Leblond, Marie Roué, Véronique Servais.
  • 1999 : Babou, Igor, Science, télévision et rationalité : analyse du discours télévisuel à propos du cerveau – Thèse de doctorat en sciences de l’information et de la communication (soutenue le 13 décembre 1999), Paris : Université Paris VII, 1999. [Jury : Baudouin Jurdant (Président), Yves Jeanneret (Rapporteur), Yves Winkin (Rapporteur), Serge Proulx, Carmen Compte (Directrice), Suzanne De Cheveigné (Co-Directrice) – Mention Très Honorable avec les félicitations du jury à l’unanimité]

Ouvrages

Direction ou co-direction d’ouvrages

  • 2016 (en préparation) : Le Marec, Joëlle et Babou, Igor (dir.), Paysages d’énigmes. Paris : Éditions des Archives Contemporaines.
  • 2005 : Le Marec, Joëlle et Babou, Igor (sous la dir. de), Sciences, médias et société, Lyon : ENS LSh/Laboratoire Communication, Culture et Société – Actes du colloque à l’ENS LSh, 15-17 juin 2004 (publication électronique : http://sciences-medias.ens-lyon.fr/)

Contributions à des ouvrages

  • 2016 (à paraître) : Babou, Igor, « Paysages d’interactions à La Réunion. L’épreuve scientifique de la beauté d’un site du patrimoine mondial», In Le Marec, Joëlle et Babou, Igor (dir.), Paysages d’énigmes. Paris : Éditions des Archives Contemporaines.
  • 2015 : Babou, Igor, Contingences et médiations de la Valeur Universelle Exceptionnelle : le local, l’international et l’universel dans deux parcs naturels du patrimoine mondial, in Chevenez, A. et Novello Paglianti, N. (dir.), L’invention de la valeur universelle exceptionnelle de l’Unesco. Une utopie contemporaine. Actes du colloque international « L’invention de la “valeur universelle exceptionnelleˮ », 14-15-16 novembre 2012, Paris : L’Harmattan, Collection Logiques sociales, 2015, p. 115-130.
  • 2013 : Babou, Igor et Le Marec, Joëlle, « La presse alternative de critique des sciences des années soixante-dix et les études de sciences contemporaines : inspirations politiques et construction académique », in Le Marec, J. et Pucciarelli, M. (dir.), La presse alternative entre la culture de l’émancipation et les chemins de l’utopie, Lyon : Éditions de l’Atelier de création libertaire.
  • 2010 : Babou, Igor, « Sciences, télévision et rationalité », in Amblard M. (dir.), Rationalité, Mythes et Réalités, L’Harmattan, Paris, 2010.
  • 2008 : Le Marec, Joëlle et Babou, Igor, « Words and figures of the public : the misunderstanding in scientific communication », in : Cheng, D. ; Claessens, M. ; Gascoigne, T. ; Metcalfe, J. ; Schiele, B. ; Shi, S. (Eds.), Communicating Science in Social Contexts, Springer Editions, 2008.
  • 2005 : Le Marec, Joëlle et Babou, Igor, Sciences et médias : le champ « STS » à l’épreuve de la banalité, Actes du colloque « Sciences, médias et société », Lyon : ENS LSh – Laboratoire Communication, Culture et Société (publication électronique : http://sciences-medias.ens-lyon.fr/)
  • 2003 : Le Marec, Joëlle et Babou, Igor, « De l’étude des usages à une théorie des « composites » : objets, relations et normes en bibliothèque », in : Emmanuel Souchier, Yves Jeanneret et Joëlle Le Marec [sous la dir.de], Lire, écrire, récrire – objets, signes et pratiques des médias informatisés, Paris : BPI/Centre Pompidou, p. 233-299.
  • 2001 : Babou, Igor, Histoire d’une confrontation. Le discours télévisuel à propos de science, Actes du XIIe Congrès national des Sciences de l’Information et de la Communication « Émergences et continuité dans les recherches en information et en communication – UNESCO », Paris, SFSIC, 11 janvier 2001, p. 83-91.

Direction de dossiers dans des revues

  • 2016 (en préparation) : Babou, Igor. Dossier « Ce que la nature fait aux sciences de la communication (et vice versa) », Questions de communication. Projet de dossier accepté par le comité éditorial de la revue.
  • 2008 : Babou, Igor, Dossier « Images et sciences », Communication & langages n° 157, septembre 2008, p. 33-89 (contributions de Igor Babou, Joëlle Le Marec, Philippe Hert, Pascal Ducournau et Anne Cambon-Thomsen)

Articles

Conférences récentes

  • 2015 : Babou, Igor, Politiques de la nature à La Réunion, Séminaire « Controverses environnementales et anthropologies de la nature » organisé à l’EHESS Marseille par Francis Chateauraynaud (EHESS), Suzanne de Cheveigné (CNRS), Jean-Michel Fourniau (EHESS), Bernard Hubert (EHESS) et Valeria Siniscalchi (EHESS), 13 février 2015.
  • 2014 : Babou, Igor. Savoirs, nature et cultures dans les parcs naturels habités. Le Parc national des pitons, cirques et remparts de l’île de La Réunion. Séminaire « Anthropologie et politique de la nature » organisé au MNHN par Elise Demeulenaere (laboratoire d’Eco-anthropologie et ethnobiologie) le 3 décembre 2014.
  • 2014 : Babou, Igor. Les paysages des hauts de l’île de La Réunion sur la liste du patrimoine mondial : cadrages du regard, interactions et appropriations, Séminaire « Paysages culturels » organisé par Marie Roué, Frédérique Schlous et Hélène Artaud au Muséum National d’Histoire Naturelle le 27 novembre 2014 (Laboratoire Paloc et Laboratoire d’éco-anthropologie et ethnobiologie). Avec les interventions d’Yves Luginbühl, Augustin Berque, Dominique Guillaud, Serge Bahuchet, Vincent Battesti.
  • 2014 : Babou, Igor. Un parc naturel habité en Argentine : savoirs et patrimoines hybride Séminaire « Fabric’acteurs de patrimoine », organisé au Muséum National d’Histoire Naturelle le 18 novembre 2014 par Dominique Guillaud et Yves Giraud, laboratoire Paloc.
  • 2014 : Babou, Igor. Paysage d’interactions : cadrages institutionnels et discursifs du regard sur le patrimoine naturel à La Réunion, Journée d’études « Paysages d’énigmes » du Cerilac (Université Paris Diderot), 3 novembre 2014. Journée organisée par Joëlle Le Marec avec les interventions de Bernard Kalaora, Olivier Soubeyran, Philippe Hilaire, Vicent Leblan et Joëlle Le Marec.
  • 2012 : Babou, Igor, « Relations société/nature et patrimonialisation de l’environnement dans un pays du Sud : ethnographie d’un parc naturel Unesco en Patagonie argentine », Cycle de Conférences 2012-2013 du Laboratoire d’Anthropologie Sociale et Culturelle (LASC) de l’Université de Liège.
  • 2012 : Babou, Igor, « Contingence de l’universel : hétérogénéité, circulations et médiations dans la construction d’un site naturel classé au patrimoine mondial de l’UNESCO », Colloque international « L’invention de la « valeur universelle exceptionnelle » » – Université de Bourgogne, les 14, 15 et 16 novembre 2012.
  • 2012 : Babou, Igor, « Migrations contemporaines et marginalité culturelle : les identités illégitimes des populations non autochtones dans les espaces naturels patrimonialisés. », Colloque international « Entre Créolisation et autochtonie : mémoires ambiguës et réponses créatives dans les mondes tropicaux (Océan Indien, Pacifique et Atlantique) », Saint Denis, 3-5 septembre 2012

Rapports de recherche

  • 2010 : Le Marec, Joëlle, Babou, Igor et Faury, Mélodie, « Analyse du discours de la presse quotidienne à propos des résistances aux antibiotiques en contexte génétique et Pratiques de communications dans les pratiques de recherche », In : Schneider, D (dir.), Rapport pour le programme Afsset « Gestion biologique et sociale de la dispersion des résistances aux antibiotiques », Grenoble : Université Joseph Fourier, 2010. [Dans ce rapport, j’ai été le rédacteur de la partie « Analyse du discours », et j’ai contribué aux travaux de la partie « Pratiques de communication » mais sans en être rédacteur]
  • 2007 : Le Marec, Joëlle (sous la dir. de), Babou, Igor, Belaën, Florence, Cambon-Thomsen, Anne, Ducournau, Pascal et Hert, Philippe, Images et Sciences : Approche comparative de l’évolution de dispositifs sociaux complexes, ACI 2002 « Terrains, Techniques, Théories : travail interdisciplinaire en sciences humaines et sociales », Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche/ENS LSH, 2007.
  • 2005 : Le Marec, Joëlle (sous la dir. de), Babou, Igor, Gentès, Annie et Boudia, Soraya, ACI Jeunes Chercheurs 2000 – Sciences, médias et société : histoire comparée des pratiques de vulgarisation dans les médias et les expositions, Ministère de l’Éducation Nationale, de la Recherche et de la Technologie, Direction de la Recherche/ENS LSH, 2005.
  • 2003 : Souchier, Emmanuel, Jeanneret, Yves, Le Marec, Joëlle, Desprets-Lonnet, Marie, Davallon, Jean, et Al., Lire, écrire, récrire… Signes et pratiques des médias informatisés. Rapport final en réponse à l’appel d’offre « Écrans de réseaux, vers une transformation des rapports à l’écrit ? » de la Bibliothèque publique d’information – Centre Georges Pompidou, Ministère de la culture et de la communication – Direction du livre et de la lecture – Bibliothèque publique d’information – Beaubourg, 2003.

Rapport d’étude

  • 2010 : Jovet, Viviane, Le Marec, Joëlle et Babou, Igor. Évaluation du Camion des Sciences rhônalpin – « La physique fait du sport ». Étude qualitative du camion des sciences de la région Rhône-Alpes, Lyon : Cluster régional n° 14/C2So, 2010.

 

Activités de recherche et responsabilités collectives dans le cadre du LCF de l’Université de La Réunion

Les activités de recherche qui suivent sont menées dans le cadre du LCF, à l’Université de La Réunion, ou avec d’autres institutions. Je n’indique ici que les programmes que j’ai dirigés ou pour lesquels je suis en position de direction, de co-direction, ou de participation directe à des comités scientifiques.

Depuis mars 2013 : Directeur de l’équipe de recherche « Littérature, Information-communication et Linguistique » (LIL) du Laboratoire de recherche sur les espaces Créolophones et Francophones (LCF – EA 4549)

Depuis février 2013 : Membre du comité des coordinateurs (coordination board) du Programme Pilote Régional de l’IRD « Patrimoines, Ressources et Gouvernance » (PPR PAREGO). Ce comité est composé de sept membres, représentatifs de la diversité géographique, linguistique et disciplinaire du PPR : D. Guillaud (Coordinatrice, SHS, Paloc), Cynthia Kros (SHS, Afrique du Sud), Dorothy Wanja Nyingi (SVT, Kenya), Rafolo Andrianaivoarivony (SHS, Madagascar), Charles Saanane (SHS/SVT, Tanzanie), Igor Babou (SHS, La Réunion), David Williamson (SVT,
Locean)

2012 : Centralités, périphéries et mobilités dans la production des savoirs scientifiques et de santé en outre-mer : représentations, déplacements et médiations (programme OSOI – Observatoire des Sociétés de l’océan Indien).

2012 : Diagnostic de territoire : collaboration LCF-Cirad autour du projet Life+ (Grande Chaloupe), encadrement d’un master recherche « Agris Mundus : Sustainable Development for Tropical Agriculture » avec pascale Maizi (Université de Montpellier, SupAgro) et Jérôme Queste (Cirad). Rapport écrit par Ilaria Capra.

2012-2013 : membre du Conseil scientifique du colloque international « La naturalité en mouvement : environnement et usages récréatifs en nature » (20, 21 et 22 mars 2013), organisé par Sportsnature.org, CERMOSEM – Le Pradel

Depuis 2012 : membre du comité scientifique du musée Stella Matutina  (Région Réunion)

Depuis 2012 : membre du comité scientifique du Centre des Eaux Douces (ARDA, La Réunion)

Depuis septembre 2012 : directeur du département des Sciences de l’information et de la communication de l’Université de La Réunion.

Depuis septembre 2011 : responsable du séminaire de recherche en sciences de l’information et de la communication du LCF.

***

Activités de recherche et responsabilités collectives dans le cadre du C2So de l’École Normale supérieure Lettres et Sciences humaines

La plupart des actions de recherche figurant dans la liste suivante ont été menées collectivement, en contexte interdisciplinaire, dans le cadre de mes activités à l’ENS de Lyon (laboratoire « communication, culture et société »). J’indique tout d’abord les programmes dans lesquels j’ai été en position de rédaction ou de co-rédaction (avec Joëlle Le Marec) et d’encadrement.

2010-2012 : Élaboration du cadre de l’étude « Ressources génétiques : histoire de l’évolution d’un concept en relation avec celui de biodiversité. Discours et pratiques d’acteurs autour de l’articulation du sauvage et du domestique », à la demande de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité. Recrutement d’un post-doctorant pour une durée de 24 mois (Fabien Milanovic), accueilli par l’équipe « Communication, Culture et Société » (ENS Lyon) du Centre Norbert Elias (UMR 6285) en partenariat avec l’Unité URFM INRA Avignon. Domaines de recherche : sciences de la communication, socio-anthropologie de l’environnement, études « STS » (Sciences, technologies et société »). J’assure la co-direction du post-doctorat avec François Lefèvre (Inra). Ce post-doctorat bénéficie d’un comité de pilotage : Joëlle Le Marec Professeur, ENS de Lyon, Igor Babou Maître de conférences HDR, ENS de Lyon, Francois Lefevre Directeur de Recherche HDR INRA, URFM – Écologie des Forêts Méditerranéennes, UR 629, Isabelle Bonnin Responsable du Pôle Acteurs et interface science-société Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB), Élise Demeulenaere Chargée de recherche au CNRS UMR Eco-anthropologie et Ethnobiologie Muséum National d’Histoire Naturelle, André Charrier Professeur à SupAgro (Montpellier) UMR Diversité et Adaptation des Plantes Cultivées ancien directeur du Bureau des Ressources Génétiques (BRG), Pierre-Henri Gouyon Professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle, à l’AgroParisTech et à Sciences Po Laboratoire : Origine, Structure et Évolution de la Biodiversité (OSEB, UMR7205), Équipe de Botanique Département de Systématique et Évolution, Etienne VERRIER Professeur AgroParisTech – Dépt Sciences de la Vie et Santé UFR Génétique, Élevage et Reproduction UMR Génétique Animale et Biologie Intégrative INRA – Dépt Génétique Animale, Isabelle Doussan Chargée de recherche à l’INRA Groupe de Recherche en Droit, Économie et Gestion (GREDEG) Université de Nice-Sophia Antipolis, faculté de Droit.

2009 : Membre et co-rédacteur avec Joëlle Le Marec du volet sociologie et communication de l’ANR Vulnérabilité « Implication des communautés bactériennes dans l’état de vulnérabilité des sols sahéliens : approches biologiques, physico-chimiques et sociales » (SolAo), 2008. Le laboratoire « Communication, Culture et Société » est responsable du volet « sociologie et communication » de cet ANR. Un post-doctorant travaille dans ce cadre (terrain socio-anthropologique de 18 mois au Sénégal). Plusieurs laboratoires de micro-biologie sont associés à cet ANR : à l’IRD, Laboratoire des Symbioses Tropicales et Méditerranéennes – UMR 113, USC INRA 1242 (Coordinateur du Projet), Laboratoire Ampère (École Centrale de Lyon, Insa – UMR CNRS 5005), Centre Européen de Recherche et d’Enseignements des Géosciences de l’Environnement – UMR 6635 CNRS et Aix-Marseille Universités.

2008-2009 : Organisation et réalisation de « Relations hommes – nature et communication : les attaques des baleines par les goélands dans la Península Valdés : un terrain ethnologique en Patagonie Argentine ». Programme de recherche réalisé dans le cadre d’un congé sans solde de 6 mois sur financement propre. Travail en collaboration avec des biologistes du CENPAT (Centro National Patagónico de Puerto Madryn, Chubut, Argentina) et avec l’ONG Vida Silvestre Argentina. Publication d’un ouvrage.

2008-2010 : Membre et co-rédacteur du programme AFSSET « Environnement-Santé-Travail : Gestions biologique et sociale de la dispersion des résistances aux antibiotiques ». Responsable du volet « Pratiques de communication de tous les acteurs impliqués par les recherches concernant l’impact des pratiques sociales ou professionnelles sur les résistances aux antibiotiques : interactions directes ou médiatisées, dispositifs, modèles de communication mobilisés, type de savoirs en confrontation » géré par le laboratoire « Communication, culture et société » de l’ENS Lyon. Dans ce rapport, j’ai été le rédacteur de la partie « Analyse du discours », et j’ai contribué aux travaux de la partie « Pratiques de communication » mais sans en être rédacteur.

2005-2007 : Membre organisateur du séminaire-programme « Sciences, communication et société ». Partenaires : Baudouin Jurdant (Université Paris VII), Joëlle Le Marec (ENS LSh), Pierre Mounier (ENS LSh), Jean-Max Noyer (Université Paris VII). Ce programme a été soutenu par la Direction des technologies du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.

2004 : Co-organisation du colloque « Sciences, médias et société » (membre du comité scientifique et du comité d’organisation). Ce colloque s’est déroulé les 15, 16 et 17 juin 2004 à l’ENS LSh. Web : http://sciences-medias.ens-lsh.fr. Co-rédaction de l’introduction et suivi de l’édition des actes avec Joëlle Le Marec). Ce colloque reposait sur un comité scientifique interdisciplinaire et la sélection des communications a été effectuée à partir de lectures en double aveugle.

2002-2003 : Membre fondateur de la Jeune Équipe JE 2419 « Communication, Culture et Société » : co-rédaction avec Joëlle Le Marec du dossier de création du laboratoire dans le cadre du quadriennal Recherche de l’ENS Lettres et Sciences humaines.

2002 : Membre et co-rédacteur de l’Action Concertée Incitative Terrains, Techniques, Théories « Approche Comparative de l’évolution de dispositifs sociaux complexes : les relations entre sciences et médias » (contrat de la Direction de la Recherche). Chef de projet : Joëlle Le Marec. Partenaires de recherche : Philippe Hert (Université de Provence/Aix-Marseille), Fabienne Galangau (Muséum National d’Histoire Naturelle -Paris), Florence Belaën (Cité des sciences), Anne Cambon-Thomsen (INSERM U 558, Toulouse) et Pascal Ducourneau (INSERM U 558, Toulouse). Co-rédacteur du rapport final.

2001 : Membre et co-rédacteur de l’Action Concerté Incitative Jeunes Chercheurs « Science, médias et société : histoire comparée des pratiques de vulgarisation dans les médias et les expositions » (contrat de la Direction de la Recherche). Chef de projet : Joëlle Le Marec. Partenaires de recherche : Soraya Boudia (directrice du musée Curie – UMR 6425 CNRS) et Annie Gentès (MCF ENST Paris). Organisation et participation au séminaire international de l’ACI. Rapport final co-rédigé avec Joëlle Le Marec en janvier 2005.

 

Participation à des programmes ou actions de recherche

Je ne fais figurer ici que les programmes dans lesquels je n’ai pas eu d’activité d’encadrement.

2007-2010 : Membre du programme « Pratiques de communication dans la recherche » du Cluster régional n° 14 « Enjeux et représentations de la science, des technologies et de leurs usages » piloté par Joëlle Le Marec.

2005 : Participation au colloque international « Les sciences citoyennes – vigilance collective et rapport entre profane et scientifique dans les sciences naturalistes » (CRESAL – C2So, Saint Etienne, 13 et 14 janvier 2005). Présidence de la séance « Les sciences naturalistes et le souci populaire de la connaissance ».

2003-2004 : Membre d’EECOOT : Environnement d’Exploitation de Contenus Culturels Ouverts Orientés Télécommunication, Ministère de la jeunesse, de l’Éducation Nationale et de la Recherche, Ministère de la Culture, Ministère de l’Industrie (programme RIAM 2004).

2000-2002 : Participation au programme « Écrire, Lire et Récrire : objets et pratiques des écrits de réseaux » : Durée du programme : juillet 2000 – janvier 2002. Financement : Ministère de la Culture, 2000-2002. Contribution à la rédaction du rapport final.

1998-2000 : Chercheur associé au laboratoire CNRS « Communication et Politique » (UPR 36, dirigé par Dominique Wolton). Participation aux séminaires du laboratoire et expertise de manuscrit pour CNRS Éditions.

 

Responsabilités scientifiques et éditoriales et évaluations

  • 2013 : Membre du comité scientifique du colloque international « La naturalité en mouvement : environnement et usages récréatifs en nature » (20, 21 et 22 mars 2013, Université Joseph Fourrier/Laboratoire PACTE/Institut de Géographie Alpine/Région Rhône Alpes)
  • Mars 2011 : Évaluation de propositions de programmes de recherche pour le GIS « Climat et environnement »
  • 2010-2011 : Membre du comité scientifique du colloque « Rumeurs de science » (6-8 octobre 2011, CIEREC/ELICO, Université de Lyon – Jean Monnet Saint Étienne)
  • 2010 : Expertise d’une candidature comme « Fellow of the Academy » pour la section S4 (Sociology, Demography and Social Statistics) de la British Academy. Pour des raisons de confidentialité, je ne suis pas autorisé à indiquer le chercheur anglais concerné par cette évaluation
  • Membre titulaire de la commission de spécialistes de l’INSA de Lyon (Centre des humanités) jusqu’à la disparition des commissions de spécialistes
  • Membre suppléant de la commission de spécialiste mixte de l’ENS Lettres et sciences humaines
  • Membre du comité de lecture de la revue Communication (Université de Laval, Québec)
  • Évaluations régulières d’articles pour diverses revues : Sciences de la société, Questions de communication, Études de communication.

Affiliations institutionnelles

  • Membre de la Société d’Anthropologie des Connaissances (SAC)
  • Membre de l’Association Internationale des Sociologues de Langue Française (AISLF)
  • Membre de l’International Council Of Museums (ICOM)